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Le martyrologe du jour


par Monseigneur Raymond Séguy le mardi à 09h30, 13h et 23h durée 27 minutes


Mgr Séguy, évêque émérite d'Autun, Chalon et Mâcon rappelle la présence dans le Royaume de tous ceux qui ont aidé à enraciner notre foi et qui ont fait l’Église, et nous demandons leur intercession.




Le martyrologe du jour Martyrologe du 03 Décembre
par : Mgr Séguy | Mgr Séguy évoque la vie de Saint François-Xavier, jésuite missionnaire (? 1552). Sixième enfant de Jean de Jassi, famille de grande noblesse et de petites ressources, il naît en 1506, au château de Xavier près de Pampelune. Il quitte la Navarre pour faire ses études à l'Université de Paris. Il conquiert brillamment ses grades et reçoit une chaire au Collège de Beauvais. A Paris, il partage sa chambre avec un étrange étudiant, âgé de 40 ans, Ignace de Loyola. Au début, François-Xavier supporte mal celui que la pauvreté oblige à résider avec lui. Longtemps il résiste à l'ardeur évangélique de ce nouveau converti, homme de feu, qui répète: «Que sert à l’homme de gagner l’univers, s’il vient à perdre son âme?» Conquis, lui aussi, ils prononcent ensemble des vœux, le 15 août 1534 et fondent la Compagnie de Jésus, les «Jésuites». Lorsque le Pape demande des missionnaires pour l'Inde, François Xavier dit simplement: "Eh bien, me voici!" En 1541, il part pour Goa, ville portugaise, qu’il ramène à la Foi. Pendant une dizaine d'années, il travaille à la conversion des Paravers, pêcheurs de perles, près de Ceylan. Son ardeur et les nombreux miracles ont un succès extraordinaire. Pour porter plus loin l’Évangile, il s’adresse plus difficilement aux Musulmans des îles Moluques, puis fonde les premières communautés chrétiennes au Japon (Histoire de l'Eglise catholique au Japon - 1543 1944 - Conférence épiscopale japonaise - site en anglais et en japonais). Son désir de faire connaître Jésus-Christ est si grand qu'il projette d'aller en Chine, mais il meurt, le 2 décembre, à l’île Sancian, en vue de la côte chinoise. Canonisé en 1662, il est avec Sainte Thérèse de Lisieux, patron des missions.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 26 novembre
par : Mgr Séguy | Mgr Raymond Séguy nous parle de Saint Innocent d'Irkoutsk, missionnaire en Sibérie (? 1731). Il voulait convertir la Chine au christianisme lorsque l'empereur de Chine, en 1692, ouvrit son pays à l'Evangile. Sous l'influence des pères jésuites, les missionnaires inculturèrent l'Evangile dans les coutumes chinoises. Quand les dominicains vinrent se joindre à eux, ils les critiquèrent comme faisant une dérive théologique que Rome condamna à trois reprises sous leur influence. A la suite de quoi, l'empereur interdit le christianisme en 1717. Saint Innocent pensa que c'était seulement les catholiques qui étaient ainsi expulsés. Mais en fait c'était le christianisme. Il dut rebrousser chemin lorsqu'il lui fut interdit d'entrer en Chine. C'est ainsi qu'il devint l'apôtre de la Sibérie méridionale et le premier évêque d'Irkoutsk non loin du lac Baikal.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 19 novembre
par : Mgr Séguy | Mgr Séguy évoque la vie de Saint Tanguy, abbé en Bretagne. La légende dit qu'il était fils d'un seigneur de Tremazan qui a laissé sa sœur Haude au pays alors qu'il est envoyé à la cour pour son éducation. A son retour sa belle-mère dénonce celle-ci comme déshonorant la famille. Tanguy la tue, la victime prend sa tête et rentre à la maison pour demander les sacrements. Horrifié Tanguy se repent sévèrement et se forme à la vie monastique sous la direction de l'évêque saint Pol de Léon avant de fonder sa propre abbaye.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 12 novembre
par : Mgr Séguy | Mgr Séguy évoque la vie de Saint Josaphat Kuntsevych : évêque basilien et martyr à Vitebak (? 1623). Jean Kuntsevych, né en Volhynie, en 1580. Il est encore adolescent à l'époque de l'Union de Brest (1596) où une partie de l'Eglise d'Ukraine se rattache à Rome et constitue l'Eglise gréco-catholique ou Eglise ruthène. A vingt ans, il entre au monastère de la Sainte Trinité à Vilnius, alors dans le royaume polono-lituanien, dans un monastère de l'ordre basilien et prend le nom de Josaphat. A trente ans, il en devient l'un des supérieurs. Déchiré en lui-même par cette séparation entre catholiques romains et orthodoxes, il se dévoue à la cause de l'unité, polémique avec les orthodoxes tout en gardant une grande douceur. Nommé évêque de Polock en 1617, il se trouve dans une région où les antagonismes sont exacerbés plus encore par des considérations politiques et culturelles que par des points de vue religieux. Au cours d'une émeute provoquée par des intégristes orthodoxes, alors qu'il accomplissait une visite pastorale à Vitebsk, il est lynché et jeté dans le fleuve, martyr pour son attachement à l'Eglise romaine. Béatifié par le pape Urbain VIII le 16 mai 1643 et canonisé par le bienheureux Pie IX le 29 juin 1867, il est le premier saint des Eglises uniates à être canonisé à Rome.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 05 novembre
par : Mgr Séguy | Mgr Séguy évoque la vie de Sainte Bertille. Elle fut Moniale à Jouarre puis abbesse de Chelles (? v. 705). Moniale de Jouarre et première abbesse de Chelles dans la Brie champenoise, choisie par la sainte reine Bathilde. Sa sainteté n'a d'autre source que la réalisation, en quarante-cinq ans, de la vie monastique dans la fidélité à tout instant et au quotidien à ses engagements religieux.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 29 octobre
par : Mgr Séguy | Mgr Séguy évoque la vie de Saint Narcisse, Evêque de Jérusalem (? 212) Il présida le concile de Palestine qui décida de célébrer Pâques un dimanche et non au jour anniversaire du 14 nisan. Il mourut plus que centenaire et son remplaçant écrivit de lui: «Il gouverne encore l'Église par ses prières. Il vient d'avoir cent seize ans et il vous engage, comme je le fais aussi, à vivre dans la concorde et la paix.» Il était déjà très âgé quand il fut élu évêque de Jérusalem, ce qui ne l'empêcha pas de prendre une part très active à la vie de l'Église. Il donna sa vie au Christ, tué par l'épée selon le récit d'Eusèbe de Césarée.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 22 octobre
par : Mgr Séguy | Mgr Séguy évoque aujourd'hui Saintes Elodie et Nunilon Martyres à Cordoue (? 851) Elodie ou Alodie et sa sœur Nunilo ou Nunilone à Huesca en Espagne. Nées d’un père sarrasin et d’une mère chrétienne, ces deux jeunes wisigothes refusèrent la loi qui les obligeait à suivre la foi de leur père. Elles acceptèrent le martyre pour être fidèles au Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Sainte Alodie, très rarement représentée, figure sur un vitrail de l'église saint Jean-Baptiste de Jazeneuil: elle doit probablement sa présence à un prénom porté dans la famille de Mauprié, bienfaitrice de l'église. Il parle également de Sainte Salomé la Myrophore épouse de Zébédée et mère des apôtres Jacques et Jean (1er s.) Epouse de Zébédée, un des patrons pêcheurs de Bethsaïde, mère des apôtres Jacques et Jean, elle était de celles «qui suivaient Jésus et le servaient». Elle avait mis en avant ses deux fils pour qu'ils soient de chaque côté du Messie (Matthieu 20. 17 à 28) aux meilleures places dans le Royaume. les Myrophores Au jour de la Passion, elle était au pied de la Croix. Elle fut aussi de celles qui achetèrent des aromates pour embaumer le corps du Christ et qui le dimanche matin de Pâques trouvèrent le tombeau vide. Elle cherchait peut-être la meilleure place pour ses enfants, quelle mère n'en ferait pas autant? mais elle sut aussi venir à l'aube du matin de Pâques, alors que ses enfants n'y étaient point, et c'était pour Jésus. Illustration: Les Saintes Femmes (les Myrophores) se rendent au Sépulcre pour embaumer le corps du Christ - Abbaye Saint-Pierre de Mozat ou Mozac (Auvergne)
Le martyrologe du jour Martyrologe du 15 octobre
par : Mgr Séguy | Mgr Séguy évoque aujourd'hui la vie de Sainte Thérèse d'Avila réformatrice du Carmel et docteur de l’Église (? 1582).
Le martyrologe du jour Martyrologe du 08 octobre
par : Mgr Séguy | Mgr Séguy évoque aujourd'hui la vie de Sainte Pélagie la Pénitente martyre à Antioche (? v. 302) Nous avons le récit de sa mort grâce à saint Jean Chrysostome. Pelagia penitenteAu début de la persécution de Dioclétien vers 302, les policiers se présentent au domicile de sainte Pélagie qui n'a que 15 ans. Elle est seule et ils viennent l'emmener car elle est chrétienne. Devant leur attitude dont elle sait que cela risque de se terminer par un viol avant d'être menée au tribunal, "Pélagie, écrit saint Jean Chrysostome, imagina une ruse si habile que les soldats n'en sont pas encore revenus. D'un air calme et gai, feignant d'avoir changé d'avis, elle les prie de la laisser se retirer un moment, juste le temps de revêtir la parure qui convient à une nouvelle épousée. Ils n'y voient aucun inconvénient. Quant à elle elle sort posément de la chambre, monte en courant sur le toit de la maison et se précipite dans le vide. C'est ainsi que Pélagie déroba son corps à la souillure, qu'elle délivra son âme pour lui permettre de monter au ciel et qu'elle abandonna sa dépouille mortelle à un ennemi désormais inoffensif."
Le martyrologe du jour Martyrologe du 01 octobre
par : Mgr Séguy | Mgr Raymond Séguy évoque aujourd'hui Saint Remi Evêque de Reims (? 530) et Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, docteur de l'Eglise.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 24 Septembre
par : Mgr Séguy | Mgr Séguy évoque entre autre la vie de St Silouane, que l'Eglise fête aujourd'hui. Saint Silouane l'athonite (? 1938) Syméon Ivanovitch Antonov était un robuste charpentier d'un village de Russie centrale. D'une vigueur peu commune, il était affligé d'un caractère violent et querelleur. A 26 ans, tout change. Le paysan rustique et sensuel entend la voix de la Mère de Dieu qui l'appelle à revenir à lui-même. Il se met en route pour l'Athos. Celui qui est devenu frère Silouane connaît tout d'abord une grande joie: celle de qui a trouvé sa place sur terre. Mais cette euphorie des premiers jours ne dure pas. Silouane va connaître, au monastère, des tentations alternées d'orgueil et de désespoir: désespoir de constater que l'orgueil lui colle à la peau et qu'il ne peut s'en défaire. L'épreuve est si longue et si dure qu'il en arrive à se croire condamné, damné même. C'est alors que le Christ lui apparaît et lui dit: " Tiens ton âme en enfer et ne désespère pas." Silouane a compris que si bas qu'il puisse descendre, Jésus est là. Il vivra désormais dans la douceur et la prière continuelle, priant pour le monde entier et semant la paix autour de lui, jusqu'à sa mort.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 17 Septembre
par : Mgr Séguy | Mgr Séguy évoque entre autre la vie de Sainte Théodora (? 491) Elle était mariée à Alexandrie en Égypte. Mais, un jour, elle commit l'adultère. Prise de remords, elle se fit pénitente, s'habilla en homme pour entrer au monastère dont elle devint d'ailleurs plus tard le Père Abbé. Elle fut accusée de relations coupables par une femme qui venait d'avoir un enfant. Plutôt que de révéler son identité, elle accepta de quitter le monastère, gardant l'enfant avec elle, l'élevant avec patience. Ce n'est qu'à sa mort qu'on découvrit que le moine Théodore, injustement accusé, était Théodora, une sainte femme.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 10 Septembre
par : Mgr Séguy | Mgr Séguy évoque les saints, martyrs et bienheureux du martyrologe romains de ce jour. Il nous parle notament de la bienheureuse Iñes martyre à Nagasaki (? 1622) Ines Takeya Ines Takeya et le groupe appelé "Grand Martyre du Japon". Elle fait partie d'un groupe de trente martyrs japonais qui furent décapités à Nagasaki et dont nous avons parlé avec le bienheureux Charles Spinola. C'était une veuve de quarante-cinq ans et elle était coupable d'avoir donné asile, en tout bien tout honneur, à des missionnaires chrétiens. Illustration: Des saints d'au-delà des mers ... galerie de prénoms - plaquette laminée, ateliers de l'Abbaye de Venière: Travail et Joie.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 03 Septembre
par : Mgr Séguy | Mgr Séguy nous parle aujourd'hui de saint Grégoire le Grand Pape (64 ème) de 590 à 604 - Docteur de l'Eglise (? 604) Grégoire était un haut fonctionnaire romain, préfet de la Ville de Rome. A 35 ans, il abandonne honneurs et richesses pour entrer dans un monastère qu'il a fondé quelques années auparavant. Il ne veut plus que prier et obéir. Un homme de sa valeur morale et intellectuelle est trop utile à l'Église, surtout en cette période troublée par les invasions, c'est pourquoi le pape l'ordonne diacre et, puisqu'il connaît le grec, il l'envoie à Constantinople comme apocrisiaire (ambassadeur permanent). A son retour, il reprend la vie monastique. Pas pour longtemps. En 590, le pape étant mort de la peste, on choisit Grégoire pour lui succéder; malgré ses protestations. Il se dévoue auprès des pestiférés et des misérables. En même temps, il réorganise l'Église romaine, défendant les prérogatives du siège de Pierre et de Paul. Il fixe la liturgie, réforme la discipline ecclésiastique, propage l'ordre bénédictin, envoie des missionnaires en Angleterre. Devant l'affaiblissement de l'empire d'Orient, il prend en main la défense de l'empire contre les Lombards, puis il décide de faire la paix avec eux, s'attirant l'hostilité de l'empereur. "J'attends plus de la miséricorde de Jésus, de qui vient la justice, que de votre piété." écrit-il à l'empereur Maurice. Le pape se tourne alors résolument vers les royaumes barbares de l'Occident, rompant le lien entre christianisme et romanité. Il se consacre simultanément à l'enseignement. On lui doit de nombreuses œuvres spirituelles dont les "Dialogues", principale source sur la vie de saint Benoît. Il mena toujours une vie austère. Il finit ses jours dans la souffrance, avec de fréquents accès de mélancolie.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 27 Aout
par : Mgr Séguy | Mgr Séguy évoque aujourd'hui sainte Monique Mère de saint Augustin d'Hippone (? 387) Née en Afrique du Nord dans une famille chrétienne, Monique est mariée très jeune à un notable païen de Thagaste, Patricius. Elle sera une épouse modèle pour ce mari infidèle et violent que sa douceur et son silence sous les reproches finiront par convertir. Elle a de lui trois enfants, dont le futur saint Augustin. Veuve en 371, elle se dévoue à ce fils qui semble "mal tourner". Tout d'abord, il vit maritalement avec une femme dont il a un fils. Mais le plus douloureux reste l'adhésion à la secte manichéenne, si opposée à la foi chrétienne. Que de larmes cet enfant coûte-t-il à sa mère. Des larmes importunes pour cet esprit libre. Pour y échapper, Augustin s'enfuit en Italie et Monique le rejoint à Milan où elle se met à l'école de l'évêque saint Ambroise. C'est alors qu'elle a la joie immense d'assister à la conversion et au baptême du fils chéri. Désormais elle ne sera plus un reproche vivant, mais une aide et même une disciple quand s'affirmera l'ampleur intellectuelle et spirituelle du futur Père de l'Église. Un soir, à Ostie, ils ont le bonheur de partager une expérience spirituelle intense qu'Augustin n'évoquera qu'à demi-mots dans ses "Confessions". Elle mourra quelques jours plus tard, mère comblée de ce fils qui l'avait tant fait pleurer. Au sortir de l’adolescence, ses parents la marièrent à un païen du nom de Patrice à qui elle donna quatre enfants. Quand son fils Augustin se détourna de la foi de son enfance, ses larmes montèrent vers Dieu comme une prière silencieuse et la conversion d’Augustin à Milan l’emplit de joie. Au moment de retourner en Afrique, en 387, elle quitta cette terre, au port d’Ostie, dans un grand désir du ciel.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 20 Aout
par : Mgr Séguy | Mgr Séguy nous parle aujourd'hui de saint Bernard de Clairvaux, qui fut abbé. Il est Docteur de l'Eglise (? 1153) Au cours de l'audience générale, le 21 octobre 2009, le Pape a évoqué la figure de Bernard de Clairvaux (1090-1153), considéré comme le dernier Père de l'Église car il relança et rénova la théologie des Pères des premiers siècles. Né en Bourgogne, il entra à vingt ans au monastère de Citeaux, et le troisième abbé, saint Etienne Harding, l'envoya fonder en 1115 celui de Clairvaux, dont il devint l'abbé. Il "y introduisit une vie sobre et mesurée à tout point de vue, nourriture, habillement, bâtiments, tournée également vers l'assistance aux pauvres". Ce fut le succès de Clairvaux, dont la communauté ne cessa de grandir et d'essaimer. "Bernard entretint une vaste correspondance et composa de nombreux sermons et traités. A partir de 1130, il s'intéressa aux graves problèmes qui affectaient l'Église et la papauté. Il combattit aussi l'hérésie cathare dont les fidèles dépréciaient le Créateur en méprisant la matière et le corps. Il condamna la montée de l'anti-sémitisme et défendit les juifs". Benoît XVI a ensuite indiqué que les aspects majeurs de la doctrine de saint Bernard regardaient Jésus et Marie. "S'il n'apporta pas d'orientations nouvelles à la recherche théologique, il s'est révélé être un théologien contemplatif et mystique" pour qui "la connaissance de Dieu est une expérience profondément personnelle du Christ et de son amour". Ceci est valable pour tout chrétien car la foi est avant tout recherche de l'amitié de Jésus. Bernard ne doutait pas non plus que l'on parvient à Jésus par Marie. Ainsi souligna-t-il "la place privilégiée de la Vierge dans l'économie du salut, due à la participation de la Mère au sacrifice du Fils". Les réflexions de saint Bernard, a ajouté le Saint-Père, "interpellent justement, aujourd'hui encore, théologiens et croyants. Trop souvent on entend résoudre par la seule force de la raison les questions fondamentales sur Dieu, l'homme et le monde. En se fondant sur la Bible et les Pères, Bernard montre que sans une foi profonde, alimentée par la prière et la contemplation... toute réflexion sur les mystères de Dieu risque de n'être qu'un simple exercice intellectuel sans la moindre crédibilité. La théologie conduit à la science des saints, à leurs intuitions des mystères et à leur sagesse, don de l'Esprit, référence de toute pensée théologique... au final, le modèle le plus authentique du théologien et de l'évangélisateur est l'apôtre Jean, qui appuya sa tête sur le cœur du Maître". (source: VIS 091021 410) Mémoire de saint Bernard, abbé et docteur de l’Église. Né en Bourgogne, il entra à vingt-deux ans, avec trente compagnons, au monastère de Cîteaux, fonda ensuite, sur le territoire de Langres, le monastère de Clairvaux, dont il fut le premier abbé, dirigeant ses moines, avec sagesse et par son exemple, sur le chemin de la perfection. Il parcourut l’Europe pour rétablir la paix et l’unité et fut pour l’Église entière une lumière par ses écrits et ses conseils. Il mourut, épuisé, dans son monastère en 1153.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 13 Aout
par : Mgr Séguy | Mgr Séguy évoque aujourd'hui la vie de saint Hippolyte de Rome Martyr (? 235). Il futLe plus important théologien du IIIe siècle dans l'Église romaine et le premier antipape (217-235). S'opposant à saint Calixte 1er, il est exilé en Sardaigne puis se réconcilie avec l'Eglise avant d'être martyrisé, persécuté par l'empereur Maximin. Hippolyte de Rome est traditionnellement un prêtre romain mort en martyr avec le pape Pontien en 235. (source: Editions du Cerf) Mémoire des saints martyrs Pontien, pape, et Hippolyte, prêtre de Rome. Celui-ci, théologien de renom, s’était érigé en chef d’une communauté dissidente. Lors de la persécution de Maximin, tous deux furent déportés en Sicile et soumis ensemble aux travaux forcés et probablement couronnés ensemble du martyre, avant 236. Leurs corps furent ensuite rapportés à Rome: Pontien fut enterré au cimetière de Calliste sur la voie Appiene, et Hippolyte, sur la voie Tiburtine.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 06 Aout
par : Mgr Séguy | Sainte Maria Goretti Vierge et Martyre à 12 ans (? 1902) Elle avait douze ans quand elle préféra mourir pour le Christ, plutôt que de pécher. Maria est née au village de Corinaldo en Italie, dans un univers frappé de plein fouet par la crise économique. Elle est l'aînée de six enfants et, de ce fait, reçoit très jeune de lourdes responsabilités. Elle les assume avec sérénité et piété afin de permettre à ses parents d'assurer la subsistance de la famille. Malgré l'exil dans une métairie des Marais Pontins, la mort précoce du père et une promiscuité difficile, Maria, à 12 ans, rayonne par sa vie intérieure. Toute à l'ardeur de sa première communion, elle subit le harcèlement du jeune Alessandro Serenelli qui vit sous le même toit et veut abuser d'elle. Elle résiste. Le garçon insiste. Le 5 juillet 1902, il s'est armé d'un couteau. Maria ne cède pas "C'est un péché, Alessandro!". Le garçon perd la tête. Frappée de quatorze coups de couteau, Maria mourra le lendemain dans de grandes souffrances en ayant pardonné à son meurtrier. Alessandro se convertira en prison. Quarante-cinq ans après la mort de Maria, il assistera à son procès de béatification avant de finir ses jours comme jardinier dans un monastère franciscain. "Assurément, nous ne sommes pas tous appelés à subir le martyre. Mais nous sommes tous appelés à posséder la vertu chrétienne. Notre activité persévérante ne devra jamais se relâcher jusqu’à la fin de notre vie. C’est pourquoi on peut parler aussi d’un martyr lent et prolongé." Pie XII à la canonisation de sainte Maria. "Marietta - c'est ainsi qu'on l'appelait familièrement - rappelle aux jeunes du troisième millénaire que le véritable bonheur exige du courage et un esprit de sacrifice, le refus de tout compromis et d'être disposé à payer en personne, même par la mort, la fidélité à Dieu et à ses commandements." (Jean-Paul II, le 6 décembre 2003 pour la clôture du centenaire de la mort de Maria Goretti)
Le martyrologe du jour Martyrologe du 30 juillet
par : Mgr Séguy | Sainte Juliette Martyre en Cappadoce (? 303) ou Julitte. Nous la connaissons par l'un des sermons d'un de ses contemporains, saint Basile de Césarée. Elle était riche, mais son homme d'affaires la dépouilla de ses biens. Durant la plaidoirie qui tournait à son avantage, quelqu'un cria qu'une chrétienne ne pouvait ester en justice. Le président du tribunal lui retira la parole, lui intima l'ordre d'offrir l'encens aux idoles. Ce qu'elle refusa. Elle fut immédiatement condamnée à être brûlée vive. À Césarée de Cappadoce, en 303, sainte Julitte, martyre. Ayant refusé sans relâche d’offrir de l’encens sur un autel, comme le juge le lui ordonnait, elle fut jetée dans le feu.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 23 juillet
par : Mgr Séguy | Sainte Brigitte de Suède : Veuve, fondatrice de l'ordre du Saint-Sauveur (? 1373) Elle appartenait, ainsi que son mari Urf Gudmarson, à la première noblesse de Suède. Elle alla se fixer à Rome à la mort de son mari. Sa fille sainte Catherine la rejoignit l'année suivante et elles vécurent désormais ensemble. Favorisée de grâces extraordinaires, elle suivait à la lettre le saint Évangile, pratiquant la pauvreté, mendiant même sous le porche des églises afin de récolter le mépris des passants. A une princesse romaine qui lui reprochait de ne pas savoir garder son rang, elle répondit: "Jésus s'est abaissé sans avoir eu votre autorisation." Les papes s'étaient alors réfugiés en Avignon. Elle les harcelait pour qu'ils reviennent à Rome. Au début de 1372, elle partit pour la Terre Sainte avec une escorte armée. Ce furent les quinze mois les plus beaux de sa vie, disait-elle. Elle avait fondé l'ordre des Brigittines qui existe encore en Suède sur les bords du lac de Vadstena. Pour en savoir plus: Vie de Sainte Brigitte de Suède écrite d'après les documents authentiques par un religieuse de l'adoration perpétuelle - 1879 - site de l'abbaye Saint Benoît "La figure de la sainte suédoise, d'avant la réforme, reste un précieux lien œcuménique." (Jean Paul II, 1999) Le 27 octobre 2010, la catéchèse de Benoît XVI a consisté en un portrait de Brigitte de Suède (1303-1373), proclamée co-patronne de l'Europe par Jean-Paul II. On distingue deux périodes dans sa vie, a d'emblée souligné le Pape. D'abord une femme mariée et la mère de huit enfants, qui s'initia à l'étude de l'Ecriture et l'adopta comme règle de vie avec son époux comme tertiaires franciscains. Elle fut d'une charité généreuse et fonda un hôpital... La seconde vie de Brigitte commença après son veuvage et son refus de se remarier afin d'approfondir "son union avec le Seigneur dans la prière, la pénitence et la charité... Après avoir distribué ses biens aux pauvres, elle se retira au monastère cistercien d'Alvastra, sans devenir moniale"... En 1349, Brigitte prit le chemin de Rome pour participer au jubilé durant lequel le Pape approuva la fondation de son ordre consacré au Saint Sauveur. Moines et moniales se trouvent sous l'autorité d'une abbesse, une formule classique au Moyen Age. "La grande tradition chrétienne reconnaît à la femme une dignité particulière, à l'exemple de Marie, reine des apôtres, et une place spéciale au sein de l’Église qui, s'il ne coïncide pas avec le sacerdoce ordonné, a une grande importance pour la vie spirituelle de la communauté". Sainte Brigitte alla également en pèlerinage à Assise et en Terre Sainte. Elle fut canonisée dès 1391. Sa sainteté et ses multiples qualités en firent une figure remarquable de l'histoire européenne, "qui montre comment le christianisme a profondément imprégné la vie des peuples du continent... En la proclamant co-patronne de l'Europe, Jean-Paul II exprima le voeu que Brigitte, qui vivait dans une chrétienté occidentale non encore blessée par la division, intercède en faveur de la pleine unité des chrétiens". Benoît XVI a conclu en demandant son intercession afin que l'Europe continue de puiser à ses racines chrétiennes. Mémoire (en Europe: Fête) de sainte Brigitte, religieuse. Mariée toute jeune en Suède au prince Ulf, elle en eut huit enfants qu’elle éduqua dans la plus grande piété, et elle entraîna son époux à la piété par ses paroles et ses exemples. Après la mort d’Ulf, elle entreprit de nombreux pèlerinages à divers lieux saints, elle écrivit beaucoup pour la réforme de l’Église dans sa tête et ses membres et jeta à Rome, où elle mourut en 1373, les fondations de l’Ordre du Très Saint Sauveur.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 16 juillet
par : Mgr Séguy | Le Mont Carmel est en Terre Sainte. A Ajaccio, elle était la protectrice des pêcheurs de corail. Ceux-ci à leur retour passaient devant la chapelle et tiraient en signe de reconnaissance des salves de mousquetterie pour avoir échappé aux périls de la mer, principalement des barbaresques... Mémoire de Notre-Dame du Mont Carmel, qui rappelle le lieu où jadis le prophète Élie avait ramené le peuple d’Israël à adorer le Dieu vivant, lieu où, au temps des croisés, des ermites en recherche de solitude se retirèrent et constituèrent ensuite, au XIIIe siècle, un Ordre voué à la vie contemplative sous le patronage de la sainte Mère de Dieu.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 9 juillet
par : Mgr Séguy | Saints Augustin Zhao Rong, Pierre Sansi Jorda & compagnons martyrs en Chine entre 1648 et 1930. Mémoire des saints Augustin Zhao Rong, prêtre, Pierre Sansi Jorda, évêque et leurs compagnons, martyrs : Sainte Marie-Hermine de Jésus martyre (? 1900) (Irma Grivot) responsable de la communauté des sept Franciscaines Missionnaires de Marie, martyres en Chine le 9 juillet 1900. Elle fût béatifiée le 24 novembre 1946 et canonisée le 1er octobre 2000 avec les martyrs de Chine.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 02 juillet
par : Mgr Séguy | Eugénie Joubert est née et a été baptisée à Yssingeaux, non loin de Notre Dame du Puy, le 11 février 1876. Elle entra dans la vie religieuse à 19 ans. Elle prononça ses vœux le 8 décembre 1897. L'Obéissance lui confie les enfants; ses préférés sont les plus pauvres. Elle meurt à Liège (Belgique) à l'âge de 28 ans, en réputation de sainteté, le 2 juillet 1904. Le Pape Jean-Paul II la proclama "Bienheureuse" le 20 novembre 1994. Saint Martinien Martyrisé au Ier siècle (1er s.) Il aurait été le geôlier de saint Pierre. Avec son compagnon Processus, il n'hésita pas à donner sa vie au Christ qu'il avait découvert grâce à son prisonnier. C'est pourquoi le pape Pascal 1er fit transporter leurs cendres dans la basilique Saint Pierre de Rome où elles sont toujours.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 25 juin
par : Mgr Séguy | Tout ce que l'on sait de la vie de Saint Prosper c'est qu'il naquit en Aquitaine. C'est aussi, qu à partir de 440, il fut rédacteur à la chancellerie pontificale de saint Léon le Grand. Il écrivit une 'Histoire universelle' qui est un résumé de celles d'Eusèbe et de saint Jérôme. Il consacra toute son oeuvre à défendre saint Augustin et, pour ce faire, il composa la doctrine augustinienne de la grâce en 1002 hexamètres.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 18 juin
par : Mgr Séguy | Saint Léonce de Tripoli : Soldat phénicien en garnison à Tripoli au Liban, il fut inculpé du crime de prosélytisme car il ne craignait pas de prêcher l'Évangile par la parole et par l'exemple. Ce qui lui valut d'être décapité après d'affreuses tortures dont celle d'être pendu la tête en bas, avec une lourde pierre attachée au cou, qui l'étouffe lentement. Son culte devint rapidement populaire dans l'Église syrienne qui était la sienne.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 11 juin
par : Mgr Séguy | Juif originaire de Chypre, Barnabé est un chrétien des toutes premières communautés de l’âge apostolique. Il accepte de mettre tous ses biens à la disposition de l’Église et surtout, il a l’audace d’introduire Paul, persécuteur de chrétiens, auprès des apôtres. Envoyé par l’Église de Jérusalem à Antioche de Syrie Barnabé découvre que les païens accueillent avec joie la Bonne Nouvelle de Jésus. Associant Paul à cette annonce de l’Évangile, on peut dire que Barnabé a favorisé sa vocation missionnaire. L’un et l’autre devant avoir leur caractère, Barnabé se sépare de Paul après un différend au sujet d’un certain Jean-Marc, probablement le futur auteur de l’Évangile de Marc. Barnabé retourne alors à Chypre où la Tradition le fait mourir martyr. Bien que n’ayant pas fait partie des Douze, Barnabé, comme Paul, est honoré avec le titre d’Apôtre. Sa vie montre que, sous l’impulsion de l’Esprit Saint, l’Église est missionnaire et catholique (universelle) dès ses origines."
Le martyrologe du jour Martyrologe du 4 juin
par : Mgr Séguy | Sainte Clothilde : originaire de Bourgogne et chrétienne. Donnée en mariage à Clovis, elle ne rendit pas son mari moins sanguinaire. Reine de France, elle fut patiente et ainsi obtint la conversion de son époux Clovis. Mais ce dont on parle moins, et c'est dommage, ce sont les épreuves de cette reine patiente, de cette épouse d'un mari irascible et de cette mère de famille qui perdit son fils premier-né et qui, plus tard, vit l'un de ses fils massacrer sa famille. Elle se retira à Tours pour être près du tombeau de saint Martin. Sainte Marthe Disciple du Christ, soeur de Lazare (1er s.) A Béthanie, non loin de Jérusalem, vivaient Marthe, Marie et leur frère Lazare. Jésus aimait à se reposer dans leur maison. Qu'il devait faire bon puisqu'il s'y sentait bien, nous pourrions même dire "détendu" et paisible. Honneur donc à la maîtresse de maison, sainte Marthe. Mais elle est toujours affairée et elle reproche à sa soeur de ne pas l'aider. Le Maître ne lui en fait pas grief. Il lui demande seulement de rester calme et de donner à chaque chose sa valeur. "Marthe, Marthe, tu t'agites, tu t'inquiètes pour beaucoup de choses...." Ce n'est pas l'activité que Jésus condamne, (que s'en consolent les maîtresses de maison), mais l'activisme, l'agitation. Il vaut mieux recevoir dans la paix du coeur, que de voir la maîtresse de maison sans cesse à la cuisine, venir en éclair à la table, abandonner son hôte et repartir pour que la salade soit au point. L'essentiel c'est la convivialité, avec un équilibre des réalités. Marthe d'ailleurs n'en manque pas, car lorsque Marie ne sait que pleurer devant le tombeau de son frère, Marthe est confiante: "Je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, il te l'accordera." La réponse ne se fait pas attendre: "Je suis la Résurrection et la Vie." Une belle légende dit que Jésus lui-même est venu l'accueillir à la porte du paradis.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 28 mai
par : Mgr Séguy | Saint Germain voit le jour près d'Autun. On raconte que sa mère ne le désirait pas et voulut se faire avorter. Elle n'y parvint pas et l'enfant vécut. Après des études à Avallon, il est, durant quinze ans, moine dans une petite communauté locale. C'est là que l'évêque d'Autun, Agrippin, vient le chercher pour en faire un prêtre: il y a tant à faire dans ce pays des Francs si peu évangélisés. On le voit un temps abbé de Saint-Symphorien d'Autun, mais les moines ne sont pas enchantés de cet abbé qui donne leur pain aux pauvres. Le roi de Paris, Childebert, fils de Clovis et de sainte Clotilde, le découvre et se prend d'amitié pour lui. Voilà saint Germain évêque de Paris. Il s'y illustre par une série de guérisons miraculeuses ou non, par la libération systématique des prisonniers et des esclaves. Il fonde aussi l'abbaye de Sainte-Croix-Saint-Vincent qui deviendra Saint-Germain des Prés. Son action en faveur des parisiens ne s'arrêta pas avec sa mort.
Le martyrologe du jour Martyrologe du 21 mai
par : Mgr Séguy | Mgr Séguy nous donne d'en connaître d'avantage sur Saint Constantin Ier, fêter le 21 mai par l'Eglise. Les Eglises d'Orient fêtent tout spécialement et ensemble l'empereur et sa mère, sainte Hélène. On ne sait qui des deux devint chrétien le premier et convertit l'autre. Constantin arrête les persécutions et favorise l'Eglise, convoque le concile de Nicée, bâtit à Rome une basilique sur le tombeau de Pierre. Sainte Hélène veut voir la Terre Sainte, retrouve ce qu'elle pense être les reliques de la croix, fonde des basiliques à Bethléem et au Mont des Oliviers. Tout cela conduit Constantin à être placé aussi parmi les saints. Il l'est sans aucun doute car il est monté tout droit au ciel ayant attendu l'heure de sa mort pour recevoir le baptême.

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